L’interculturalité, une vitalité pour la langue

Maîtriser une nouvelle langue sans en saisir la culture, c’est être doté d’un corps sans vie.

Bon nombre de centres de formations, de facultés et autres organismes d’enseignements, délaissent la communication inter culturelle dans la didactique de la langue arabe. Certes, la culture peut paraître sommaire de prime abord, mais elle s’avère très rapidement nécessaire voire primordiale.

Lors d’un cours, j’expliquais que la notion d’accueil est une valeur encore très prégnante dans les pays arabes et que refuser une invitation peut être très mal perçu. C’est alors qu’une des apprenantes s’est exclamée : « Je comprends mieux pourquoi mon conjoint accepte systématiquement les invitations sans qu’on ai pu se concerter ! » Elle nous a expliqué que son conjoint lui avait dit que ça ne se faisait pas de refuser une invitation, sans pouvoir en dire davantage.

Cet exemple n’est pas un cas isolé d’autres de mes apprenants ont vu des contrats échouer à cause d’une « désynchronisation culturelle ». L’un d’entre eux avait notamment invité son interlocuteur Dubaïote à prendre un café en ponctuant sa phrase du fameux « laissez c’est pour moi, vous payerez le prochain. » Une phrase lourde de conséquence pour quiconque sait qu’un arabophone n’aime pas ressentir que l’on a fait preuve de charité et non d’hospitalité à son encontre.

Il est indispensable pour quiconque souhaite commercer ou voyager de connaître la langue mais aussi les us et coutumes inhérents à celle-ci. Sans cela, le parler sonnera creux et ne pourra toucher l’interlocuteur qui pourra rester sourd à vos requêtes.

Pour pousser un peu plus loin la réflexion je vous conseille la lecture des articles suivants :

La communication interculturelle, ou quand les cultures s’entremêlent

Communication interculturelle : Les dimensions de la culture

La maladresse interculturelle de Puma

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